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Télécharger la version en format PDF (482 KB, 24 Pages) Améliorer l'état de santé Élaborer une bonne politique en matière de santé publique Renforcer les mesures communautaires et personnelles
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Pourquoi sommes-nous en santé ou pas?
Il existe une manière de savoir pourquoi nous sommes en santé ou pourquoi nous ne le sommes pas : lutilisation de lapproche des déterminants de la santé, partie intégrante des recherches effectuées dans les Centres dexcellence pour la santé des femmes. Cette approche offre des moyens dexaminer la santé dans le contexte de la vie de tous les jours par la reconnaissance de la complexité de laction réciproque des conditions sociales, politiques, environnementales et économiques liées à la production de la santé. Ce numéro du Bulletin de recherche met en relief certaines activités récentes des Centres sur les liens existant entre la santé des femmes et leur situation sociale et économique. Avec la parution, en 1974, du désormais célèbre rapport Lalonde, Nouvelles perspectives de la santé des Canadiens¹, le Canada est devenu le premier gouvernement national à exprimer limportance de facteurs, au-delà du système de soins de santé, qui favorisent ou amoindrissent la santé. Bien que le rapport Lalonde ait nommé quatre facteurs déterminants de la santé (la biologie humaine, lenvironnement, le mode de vie et les organismes de soins de santé), Santé Canada reconnaît aujourdhui 12 déterminants : le niveau de revenu et le statut social, lemploi, léducation, les environnements sociaux, les environnements physiques, le développement de la petite enfance, les habitudes de santé et la capacité dadaptation personnelle, les services de santé, les réseaux de soutien social, le patrimoine biologique et génétique, le sexe et la culture. De manière significative, le sexe paraît deux fois dans cette liste (relativement à lopposition homme-femme et au patrimoine biologique et génétique) comme un déterminant de la santé et laccent sur le mode de vie a été réduit². Le pouvoir dune liste comme celle-ci nous rappelle quil faut reconnaître les limites quant à considérer les services de santé et le patrimoine biophysique comme isolés du reste des aspects liés à la vie. Nimporte quelle liste risque pourtant domettre certains aspects de la vie des femmes. Par exemple, on na pas encore établi lexpérience de migration comme un déterminant de la santé, bien que de plus en plus de signes montrent limportance de ce facteur par rapport à la santé et la maladie³. Cette question du Bulletin de recherche fait ressortir deux études dans lesquelles on considère cette expérience comme un déterminant. Certains aspects de recherche présentés sur cette question peuvent également montrer le besoin de toujours considérer linteraction de multiples facteurs. À nen pas douter, il est difficile détudier un seul déterminant en raison de la complexité de la santé des femmes dans son contexte quotidien. Un projet qui se penche sur les besoins en matière de santé des femmes handicapées dâge mûr, par exemple, suggère quune femme handicapée dâge mûr peut éprouver des difficultés, sur le plan financier, à accéder à des programmes dexercice puisque léquipement dexercice adapté à ses besoins physiques est rare, les contacts et le support social sont difficiles à trouver et il nexiste pas de renseignements exacts concernant linteraction entre un handicap et la ménopause. Tous ces facteurs interagissent et peuvent porter atteinte à la santé dune femme dâge mûr. Dautres articles dans ce numéro illustrent comment lisolement social, la restructuration économique, lhomophobie, la géographie, la pauvreté, les politiques en matière de santé publique et de faibles capacités langagières peuvent saper le bien-être des femmes. En revanche, de nombreux articles suggèrent que des mesures collectives, lenrichissement personnel, les relations sociales, de solides politiques en matière de santé publique et un environnement physique favorisant la santé peuvent contribuer à maintenir et à promouvoir la bonne santé. Par conséquent, le message véhiculé dans ce numéro est que même si nous avons besoin den comprendre davantage sur ce qui rend les femmes malades, nous devons aussi nous demander pourquoi les femmes sont en santé. Une des forces de cette approche des déterminants de la santé est quelle montre que plusieurs de ces facteurs sont modifiablesavec suffisamment de mesures individuelles et collectives. Toutefois, un risque émanant de cette interprétation pourrait se présenter : en demandant la responsabilité individuelle, nous forçons la note et nous augmentons le fardeau de la personne concernée en la tenant responsable de ses maladies. Les stratégies de promotion de la santé brièvement exposées dans la Charte dOttawa offrent les mêmes mesures de protection contre cet état de fait en proposant des moyens dappuyer des mesures à la fois individuelles et collectives en élaborant de saines politiques publiques, en créant des environnements favorables, en renforçant des mesures collectives et en réorientant les services de santé vers la prévention 4 . Alors que nous continuons à faire face à la réalité de la réforme de la santénous en avons eu un exemple plus récemment dans la Commission Romanow sur lavenir des soins de santé au Canadail est plus important que jamais de savoir pourquoi nous sommes en santé ou pas 5 . Nous avons toujours besoin dautres témoignages afin de sassurer que nous innovons le plus possible, là où cest nécessaire. Cela signifie que nous ne devons pas nous contenter de comprendre des états médicaux graves et la façon dorganiser les services de santé de façon optimale, mais il nous faut aussi comprendre ce qui améliore ou menace la santé à lextérieur des hôpitaux. Ann Pederson NOTES |
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