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Bulletin de recherche: La santé mentale et de l'accoutumance chez les femmes , Printempts 2006, volume 5, numéro 1 Tout faire : Élaboration d’un soutien intégré pour les femmes ayant des problèmes de santé mentale, de consommation de drogues et d’alcool ou des problèmes liés à un traumatismeNancy
Poole, Centre d’excellence pour la santé des femmes – région
de la Colombie Britannique On commence enfin à s’intéresser à la nécessité de mettre en place des approches intégrées axées sur les femmes afin de traiter et d’appuyer les femmes ayant des problèmes de santé mentale, de consommation de drogues et d’alcool ou des problèmes liés à un traumatisme. Il y a un chevauchement important dans l’expérience de ces problèmes chez les femmes. Pas moins des deux tiers des femmes ayant un problème d’abus de drogues et d’alcool signalent qu’elles ont aussi un problème de santé mentale (p. ex. le syndrome de stress post-traumatique (SSPT), l’anxiété ou la dépression) [1] et elles signalent souvent avoir été victimes de violence physique et sexuelle pendant l’enfance ou à l’âge adulte [2]. En collaboration avec des chercheur(euse)s et avec des femmes qui ont vécu ces problèmes, des fournisseur(euse)s de services aux femmes, à l’échelon provincial (en Colombie‑Britannique), national et international, ont élaboré et mis à l’essai un éventail de programmes visant à offrir un soutien simultané dans les cas de problèmes de santé mentale, de consommation de drogues et d’alcool et des problèmes liés à un traumatisme. L’élément clé qui a influé sur ces travaux a été un programme élaboré aux États-Unis, qui a été examiné dans le cadre de Women, Co-occuring Disorders and Violence Study, vaste étude réalisée sur plusieurs emplacements portant sur l’approche à l’échelle du système adoptée dans treize emplacements américains, projet financé par la Substance Abuse and Mental Health Services Administration des États-Unis [3]. Le 1er juin 2005, le Centre d’excellence pour la santé des femmes – région de la Colombie-Britannique (CESFCB) a parrainé une séance d’une journée, intitulée «Doing It All», à laquelle ont participé neuf organismes de services aux femmes de la C.-B. qui ont offert ou qui offrent un programme intégré de ce genre afin de mener des discussions sur les approches adoptées dans le cadre de ce travail, tant entre les organismes mêmes que lors d’un forum grand public [4]. Parmi les participant(e)s au forum public, il y avait les personnes suivantes :
Tous les organismes participants ont identifié des défis liés à la
prestation d’un soutien durable, visible et intégré à l’intention
des femmes sur ces trois enjeux de santé. Comme les nombreux organismes
qui travaillent auprès des femmes doivent avoir des discussions délicates
sur les enjeux et sur l’état de préparation des femmes,
le recrutement en vue des séances intégrées sur les traumatismes
et les problèmes de consommation pose tout un défi. Les organismes
participants ont adopté diverses mesures pour préparer les femmes à participer à ces
séances de groupe, dont des séances d’introduction sur
les habiletés d’adaptation. En règle générale,
les animatrices cherchent un équilibre entre les divers besoins de guérison
des femmes, besoins cognitifs, émotionnels, relationnels et physiques,
afin d’appuyer efficacement les femmes qui présentent un problème
de consommation de drogues et d’alcool et un syndrome de stress post-traumatique
(SSPT) et trouvent utile de discuter collectivement de leurs approches. Il
a également été difficile de rejoindre les femmes, qui
ont des objectifs variés et qui en sont à des étapes différentes
sur les plans de la consommation de drogues et d’alcool, de la guérison
des traumatismes et de la stabilité résidentielle, entre autres,
et de favoriser l’établissement de liens entre elles. Enfin, malgré les évaluations
positives, le manque de financement stable pour ces séances de groupe
et ces initiatives constituent toujours un obstacle très important pour
la poursuite et l’expansion de ce travail. Pour obtenir de plus amples renseignements sur ce projet, écrivez à l’adresse
suivante : npoole@cw.bc.ca. NOTES [1] 1. M. L. Zilberman, H. Tavares, S. B. Blume et N. el-Guebaly, «Substance use disorders: Sex differences and psychiatric comorbidities», dans Revue canadienne de psychiatrie, vol. 48, no 1, 2003, p. 5-13. [2] P. C. Ouimette, R. Kimerling, J. Shaw et R. H. Moos, «Physical and sexual abuse among women and men with substance use disorders», dans Alcoholism Treatment Quarterly, vol. 18, no 3, 2000, p. 7-17. N. Poole, Aurora Centre, Bulletin annuel sur les activités et les résultats d’évaluation pour 2002. Vancouver, Aurora Centre, BC Women’s Hospital, 2003. [3] Consulter www.mentalhealth.samhsa.gov/cmhs/womenandtrauma/wcdvs.asp. [4] Aurora Centre, Battered Women’s Support Services, Centre d’excellence pour la santé des femmes – région de la Colombie-Britannique, Haven Society, Pacifica Treatment Centre, Surrey Women’s Centre, Vancouver Daytox, Vancouver Island Health Authority et Victoria Women’s Sexual Assault Centre.
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