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Bulletin de recherche: La santé mentale et de l'accoutumance chez les femmes , Printempts 2006, volume 5, numéro 1 Toxicomanie au féminin : Certains faits
L’alcool est la substance consommée le plus souvent par les femmes au Canada, et, depuis les dix dernières années, sa consommation est à la hausse. Les jeunes femmes consomment davantage d’alcool que les femmes âgées, mais le revenu et les études influent sur ces modèles au fur et à mesure que les femmes vieillissent. Même si, pour les femmes, la limite sécuritaire est de quatre consommations à la même occasion, plus de 40 % des femmes de 18 et 19 ans en consomment davantage. Comparativement aux hommes, les femmes sont beaucoup plus exposées à la violence conjugale et à d’autres problèmes, en plus de leur propre problème de consommation d’alcool et de celui des autres. Puisqu’il n’y a pas de niveau de consommation sécuritaire, le tabac est la drogue qui cause le plus de dommage chez les femmes, mais un grand nombre de femmes et de jeunes filles fument quand même. Même si le taux de tabagisme diminue en général chez les femmes, les femmes pauvres, les mères chefs de famille et les femmes et les jeunes filles autochtones sont plus susceptibles de fumer. Le cannabis est de plus en plus populaire chez les jeunes femmes canadiennes. Sa consommation a triplé au cours des quinze dernières années. Les femmes ayant des troubles de santé mentale pratiquent parfois l’automédication et consomment du cannabis et/ou du tabac. Même si deux fois plus de femmes que d’hommes consomment du cannabis afin d’atténuer les symptômes de dépression (selon l’Enquête sur les toxicomanies au Canada (ETC)), les autres drogues illicites sont beaucoup moins populaires auprès des femmes. Seulement 12 % des Canadiennes ont consommé des drogues illicites (excluant le cannabis) au cours de leur vie. Les drogues illicites consommées le plus souvent par les femmes sont la cocaïne (7,1 %) et les hallucinogènes (7,1 %), puis viennent ensuite le speed et l’ecstasy (4,1 % et 3 % respectivement). La plupart des femmes commencent à prendre des drogues illicites à la fin de l’adolescence, et leur consommation est maximale dans le milieu de la vingtaine. Le Centre d’excellence pour la santé des femmes – région de la Colombie‑Britannique et le Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies (CCLAT) ont établi un partenariat officiel en vue de concevoir des ressources visant à influer sur les politiques, la recherche et les pratiques relatives à la consommation de drogues et d’alcool chez les femmes. Ils ont récemment publié conjointement un document sur le sujet, intitulé Toxicomanie au féminin, téléchargeable dans le site Web du CCLAT à l’adresse suivante : www.ccsa.ca (cliquez sur «Les sujets» puis, sous la colonne «Populations», cliquez sur le lien «Femmes» afin d’avoir accès au rapport).
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