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Bulletin de recherche: Rapports sociaux entre les sexes et VIH/sida : passons aux actes, Automne 2006, volume 5, numéro 2 Les virus de l'inégalité : la santé des femmes et les droits de la personne
Marilou McPhedran et Susan Bazilli, University of Victoria, International Women's Rights Project (IWRP)
Le International Women's Rights Project de l'université de Victoria a récemment mené à bien une analyse des effets du VIH/sida - le « virus de l'inégalité » - dans la partie sud de l'Afrique. Nous avons constaté que la prévalence de ce virus était directement liée à des questions de réforme démocratique et de renouvellement au lendemain des périodes de conflits. Le Centre d'excellence pour la santé des femmes - région de la Colombie-Britannique, qui a agi à titre de directeur de projet, a l'intention de poursuivre cette analyse de concert avec le IWRP. Les déterminants sociaux des inégalités en matière de santé englobent les sources sociales, politiques et économiques de la mauvaise santé, tant à l'échelle nationale qu'à l'échelle locale. Aussi faut-il considérer ces inégalités comme des atteintes aux droits de la personne et veiller à ce que les traités et les ententes juridiques en tiennent compte. Nous pourrions alors probablement sauver des vies et prévenir des maladies chroniques. Les inégalités entre les sexes ont une profonde influence sur la santé et sur l'incidence des maladies. Les obstacles systémiques à la santé des femmes empêchent celles-ci de jouir pleinement de leurs droits dans les faits (la santé des femmes est liée à la réalisation de leurs droits). Ces questions ont été soulevées dans de nombreux traités internationaux sur les droits de la personne. Par exemple, la Convention de l'ONU sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF) aborde spécifiquement un grand nombre de ces barrières systémiques, notamment la violence exercée à l'égard des femmes et les limites imposées à leur participation à la vie politique. Ces limites viennent valider la prémisse de l'étude, selon laquelle les politiques en matière de soins de santé sont une composante importante mais insuffisante de la réponse multisectorielle qui doit être apportée à la pandémie de VIH/sida, laquelle doit être examinée dans le contexte des droits des femmes (inscrits dans les lois nationales et internationales, notamment dans les constitutions et les traités internationaux). Les nouvelles lois énonçant les garanties juridiques des femmes et offrant des moyens de remédier aux différences en matière de pouvoir et d'accès aux ressources entre les femmes et les hommes qui sont au pouvoir dans le sud de l'Afrique sont des exemples de marqueurs matériels qui doivent être repérés et modifiés. Nous devons aussi mieux comprendre comment les différences entre les sexes déterminent l'impact du VIH/sida sur l'accès à la vie politique et sociale des femmes et des filles, qui cherchent, au quotidien, à obtenir la réalisation pleine et entière de leurs droits. Cette perspective met en lumière un certain nombre de liens entre les garanties juridiques, les droits réalisés et la santé, notamment en ce qui a trait aux aspects suivants :
Ces facteurs, et bien d'autres, illustrent la grande diversité des déterminants et des obstacles liés au VIH/sida et à la santé des femmes dans le sud de l'Afrique, et indiquent que les solutions possibles résident du côté des systèmes de lois et de traités internationaux.
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